Explorer le travail de Brené Brown: Lord Voldemort et la honte

Sélectionnée pour participer à la formation The Daring Way™ de Brené Brown qui débutera cet été au Texas, je plonge dans ses livres afin de m’y préparer. Les bonnes choses devenant encore meilleures lorsqu’elles peuvent être partagées, voici le premier article écrit dans le but de vous offrir quelques trouvailles savoureuses – ou pistes de réflexion – également liées à mon activité de coach.

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DÉPASSER LA HONTE: COMMENT PASSER DE « QUE VONT PENSER LES GENS? » À « JE SUIS BIEN COMME JE SUIS » (Brené Brown, 2007)

Difficile de parler d’un sujet aussi tabou. La honte est à l’image de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom (alias Lord Voldemort, le ‘Seigneur des Ténèbres’ de la saga Harry Potter) et fait le même effet qu’à ceux qui l’aperçoivent: elle pulvérise de l’intérieur.

Le personnage de Voldemort symbolise un pouvoir noir considérable qui cherche à s’imposer sur le monde afin de le remodeler selon ses idéaux. Ses idéaux de « sang pur », soit de sorciers nés de deux parents sorciers – alors que lui-même renie de tout son être ses origines paternelles « moldues » (non-sorcier).

Ne pouvons-nous pas aisément en déduire que c’est la honte qui le conduit à la fureur qui, à son tour, le conduit à s’assombrir progressivement? Jusqu’à tuer son propre père en faisant accuser quelqu’un d’autre?

Le personnage métaphorique de Voldemort me semble définitivement être une représentation parfaite de la honte.

Je fais le lien avec ce paragraphe:

La lutte pour se sentir accepté et estimé est permanente. On dépense tant d’énergie à répondre aux attentes des autres et à s’inquiéter de ce qu’ils pensent, qu’on en arrive à ressentir de la colère, du ressentiment et de la peur. Parfois, on retourne ces émotions vers soi et on se persuade qu’on est mauvais, qu’on mérite le rejet dont on a si peur. D’autres fois, on s’en prend aux autres: on hurle sur son/sa conjoint(e) ou sur ses enfants sans motif apparent, ou bien on fait une remarque cinglante à un ami ou un collègue. De toute façon, on finit par se sentir épuisé, dépassé et seul.

Au début de son livre, Brené Brown parle de la honte comme étant une épidémie. Et pas n’importe laquelle: une épidémie silencieuse. Savoir reconnaître le sentiment de honte est en soi extrêmement difficile. Il semble insaisissable – ou alors est systématiquement confondu avec une autre émotion ou un autre sentiment (peur, colère, manque d’estime de soi, culpabilité, embarras, humiliation pour n’en nommer que quelques-uns). De plus, comme parler de la honte ne se fait pas, comment apprendre à la démasquer?

La honte n’est donc pas le pire fléau: c’est son lien indissociable avec le silence qui la rend si dévastatrice. Alors… comment faire pour sortir du cercle vicieux?

L’un des postulats de base du coaching étant que nous ne pouvons agir que sur ce dont nous sommes conscients, commencer par appeler Lord Voldemort par son nom revêt selon moi une importance capitale. C’est déjà lui ôter un peu de son pouvoir, aussi grand, sournois et impressionnant soit-il.

Surtout, c’est ouvrir la porte au courage, à l’empathie et à la compassion qui sont selon le Dr Brown les composantes vitales de la résilience à la honte.

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